En pélerinage, quoi...
Pis v'là-t'il pas que? La fin du monde approche! Le 12, non, le 21 ou le 120, enfin, ce mois-ci, Décembre.
Que faire? Surtout que ces putains de ricains-sionistes de merde ont prévu d'attaquer la Syrie incessamment sous peu. Les noichs et les poutinskofs sont pas joyces. Ils nous refont le coup des armes chimiques, putain, même pas d'imagination. Aussi, pour détendre mon atmosphère et me défouler avant la fin du delbor ambiant, je rattaque un tchimoune, Moumoune.
En faisant le ménage dans le PC, j'ai retrouvé ça : la teuf de l'ambassadeur Gildas à Ubon.
Gildas...
Rien qu'avec un blaze ça com', l'était mal barré le keum.
Ben non! Lors de cette sauterie, j'ai découvert un lascar comme je les aime !
En image:
Gildou et Madame:
Y'avait du noich franglaoui et Guytou, mon pied-noir préféré qui filmait
Mes potes, du moins ce qu'il en reste, les cur'tons des MEP .Jo, le boss était à Bkk. Z'ont des putains d'anecdotes, ces cons, sur des décennies passé avec les miséreux en Asie. Un livre à écrire...
Là, Gildou...Ça allait encore!
Les pompes d'Albert! Ce qu'on appelle :"un vieux beau". Toujours en blanc, cheveux teints en noir ébène, la joncquaille apparente de partout et, une jeunette de 25 piges à ses basques! Bon, l'histoire est longue, cheloue, Bébert aurait cané du côté de Marseille sans que l'on retrouve son corps. Mais, il faisait pas parti du "milieu", autre chose, trop long...
Dans la famille Laocèfre, je voudrais, ben non, y sont tous là, bingo!
Le "staff" et des invités.
Les tofs ne sont pas de moi, of course!
Alors? On chie d'dans, y'a eu la même à Pattayou, à Udonou, à Bangkokou, à Chaipasoù, on s'en fout de tes connerie! Ta gueule toi , c'est pas la même, on est à Ubon et... Y'a Jojo, le pelo!
Gildou sait recevoir : y'avait de la bonne bouffe dans un des meilleurs hôtels d'Ubon et bien sur, de la tisane!
Un larbin du troquet se pointe :"Sorry Mister? , do you want a beer, Liio, Singha? T'es ouf, toi? Ni iyang? C'est quoi cette daube? Com' d'hab' le noich se fend la gueule : farang wao lao Waille !Du pinard! Gildou en a rien à branler des Ferrero Rocher, il nous a rapporter de Bkk du taf! Et du bon!
Enquille moi tout ca, je branche les potes sur les cartons de rouge. Bon? Pas bon? Un cubi de LIDL, je l'aurai marave! Dans la foulée, je casse un verre. Normal. Je pointe du doigt Bébert et lui dit, fort : Putain, Bébert? T'es déjà pilos?
Je sors de la salle fumer une béda. J'entends de la zique en bas, je crois, " les p'tit'bites " des Beatles.
Prout! Les doléances de mes compatriotes, leur anecdotes à la con, je tire une boutanche de rouge et descend au RDC pour écouter le concert. Ginette est avec ses collègues les pouffes, ça gaze pour elle , elle me percute pas. D'ailleurs, Madame Gildou a tout pigé : voyant son cirque, à Ginette, elle dit : "Ça, c'est la femme de Joel"...
Comment elle le sait?
Je me délecte du pinard mais surtout de la musique, en solo. Le mec et la meuf, sur commande, me chantent " Whiter shade of pale, Love me tender". J'vais pas leur demander Heroin du Velvet ou If you don't want to fuck me de Wayne County, non?
Quelques verres plus tard, Gigi déboule et me dit que c'est fini et que tout le monde se casse.
Je prends mon reste de boutanche, remonte dire envoir à sa Seigneurie, je croise les invités dans l'escalier, tchao les meufs et les keums et me retrouve dans la salle des glaces où, le staff et Gildou sont en rade.
Gildou a l'air fatigué, assis, écroulé sur une chaise, un verre de rotmouth à la main.
J'lui dit : Bien, j'me casse, j'ai un long chemin, merci, le taf était bien bien bon!
Y'm'tutoie, je sais plus trop ce qu'il me dit mais je crois m'apercevoir qu'il va avoir du mal à rentrer...
Allez, viens, je te porte jusqu'à ta chambre, avec une épaule bienveillante!
La mienne.
Staffounet est dans la merde! Non merci, nous nous en occupons!
Sur? Bon. Tchao et encore merci.
Z'ont pas pigé le "Staffou", je raconte cette histoire qu'est peut-être pas vraie, mais j'en ai rien à branler que ce soit l'ambassadeur. Pas seulement parce qu'il était fonsdé mais, j'ai apprécié ce type car il avait... Des vibrations!
Peut-être qu'il avait les boules de partir à la retraite, pê qu'il avait rencontré des mecs zarbis ( OIM'), pê qu'il en avait plein le cul de voir tous ces pleureurs, pê qu'il avait le dass, pê qu'après tout ce qu'il avait vécu en tant qu'ambassadeur, la retraite lui faisait peur, pê que j'en sais rien...
Surement!
Merci Gildou à toi : c'est de plus en plus rare les moments où je me retrouve seul'tout à siroter du rouge en écoutant de la bonne zique
Un scopitone, Gildou! Ça ne nous rajeunit pas...
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