mercredi 31 octobre 2012

ADIOS, NARVALOSSES!

Vâlâ...
C'est finite...
Dans 10 heures, je n'existerai plus. Le temps de charger "Soleil Levant", la totale de "West, Bruce and Laing", "Suce moi à donf salope de Nok" et pschiiiit...
Bande de demeurés, de lobotomisés : vous aviez fait pipi dans vos goulottes en l'an 2000, maintenant vous tremblez dans vos slips en maudissant le 12/12/2012 ! Vous gobez n'importe quoi! Hollande va sauver la France, la Thailande est le plusse beau pays del mondo. Zyva, believe it.
C'est ça : la fin du monde est pour le 1/11/2012, abrutis!
Car : 1+11=12 et mon net se casse dans 10 plombes, le premier Novembre 2012.
J'voulais me na tchave sans z'autres mots, comme un voleur que je fûsses, je fûtes; maitrise de "branleur en chef" en poche, bac + 15 option " foutage de gueule" mais, il m'est arrivé une dernière, enfin, c'est la dernière en date, je l'espère!

Marre de me cogner l'hosto tous les jours pour me faire nettoyer ma plaie. Après tout, curer l'trou avec un coton-tige trempé dans l'alcool, badigeonner le tout avec de la Betadine, pansementer et boucler le binse avec un plaster waterproof, peux me l'faire le soir en solo après la chedou. Surtout que vu les antibiotiques que je me mets dans la gueule, je suis obligé de faire une pause sur la tisane pendant 10 jours! Au moins! Pas de tremblements!
Donc, je fonce à Phiboun, au Big C car, y'a un ti bout d'pharmacie genre moderne, comme à la gran-ville.
Pansements, scotch, alcool, à 90 et tout l'toutim.
Je ressors avec mes achats et rejoins Ginette qui m'attend dans la caisse car, elle est pas "Shopping" quand elle a rien à "shopping"!
Arrivé au char, plutôt à ma bell'pou, je jette un oeil sur le parking.
Flash!
Mon Dieu!
Comment ceci est-ce-t'il possible?
J'allais partir comme ça en oubliant le principal!
-Passe-moi le Kodak, conâsse, vite, viiiiiite!
-Kékigna encore connard? (On a un sacré vocabulaire ma meuf et oim.).
Je flashe à tout va , puis cours dans le parking, re-entre dans le Big C en criant, en gueulant :
-RAYMOND, RAYMOOOOOOOND!
Le peuple issanoisien sur place me dévisage comme si j'étais fou, frappadingue.
Farang pii baa!
Au bout d'un quart d'heure d'une course effrénée entre les rangées de pla dek et de pong chu lot, je me rends à l'évidence, les larmes aux z'yeux : Raymond a disparu, j'avais oublié de lui présenter mes adieux, ingrat-double que je suis!
Alors, pour la der de der, je garde en souvenir la tof de ta caisse, Raymondo et j'te souhaite :" Bonne bourre"!



Raymond... Le Beau Raymond...

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