PANAME, LA FRANCE.
Oh? Ducon? T'as pas remarqué? Y rame ce blog, non? C'est qu'c'est pas évident, du moins, pour les ceusses qui bossent.
Comme moi!
Entre deux coups d'tronçonneuse, une réparation de tuyaux, une baston d'clebs, une gueule de bois et un coup d'bite...Pffffff!
Pas évident.
M'enfin, je continue à mon rythme, juste pour les 2-3 connots qui suivent, en espérant que , quand même, quelque part, ça mettra les boules à certains, (comment dit-on déjà en bon françois?), certains " m'as-tu-vu", tous les ( comment dit-on, chez moi?), tous les trous du cul qui se la pètent expert ès Thailande.
Non pas que je la connaisse mieux qu'eux, j'chie d'dans. Nân ! Mais, je la vis, l'ai vécu et la vivrai autrement.
Tu piges? Non?
Je t'emmerde!
Sur la précédente photo, que je remet, y'avait Kai, Mouan, Lat, July.
J'ai rencontré la plupart de ces thais en livrant les pintos, la bouffe dans les ateliers.
Ginette avait découvert par la suite que Kai était une lointaine cousine à elle, du même nom de famille.
Kai, était lesbienne ( facile à reconnaitre sur la tof), elle se cognait Mouan. Elles crêchaient avec July ( une vieto-thaie) et Lat( la folle) à même l'atelier où elles bossaient. Un sacré gang!
Un jour, coup d'bignou à la maison.
Descente de keufs dans l'atelier. Le "gang" s'était sauvé par la fenêtre et se retrouvait à la rue sans rien.
Je fonce (avec la LNA? Foncer?) à Maison Alfort les chercher dans un troc près du trome École Vétérinaire, à un kilomètre de feu l'atelier.
Elles sont restées planquées une semaine chez nous. Je suis aller chercher leur fringues avec Gigi quelques jours après la descente, quand l'affaire était encore tiède.
Elles ont été charmantes, participant aux tâches ménagères, à la garde des mômes et, même financièrement.
Débrouillardise du clando, elles ont retrouvé vite fait un autre atelier et sont parties, sans nous oublier, vers d'autres aventures . Plus trard, Kai est rentrée au bled après avoir amasser un pécule; Lat a eu ses fafs plus tard grâce à moi, elle est maqué avec un thai de Paris et continue sa confection; aucune nouvelle de July mais Mouan, qui a eu ses papiers aussi grâce à moi, est mariée aussi avec un thai de Paris, a une môme qui suit ses études en France. Entre parenthèse, j'ai appris que le mari était entre autre une des tronches des chemises rouges parisiennes... Ils sont d'ailleurs, du moins étaient, interdit officieusement de retour au bled suite à ces activités. ÉTAIENT... Mouan, nous a téléphoné pour nous dire qu'ils , enfin, passeraient nous voir incessamment sous peu.
Et Beung.... Beung. Ma petite grosse soeur! On en a fait aussi des conneries ensemble. Elle est d'Ubon.
Elle nous trouvait les ateliers à livrer, nous a acheté notre première caisse ( LNA 3000 francs!), elle faisait le croupier lors des week-end casino à l'appart et se chargeait de ponctionner la dîme sur chaque gain pour nous. Je l'ai aussi aidé à faire ses fafs et ceux de son mec, Dam. Mais, surtout, je me suis porté garant pour sa soeur et son beauf, Tê et Noi, pour les sortir du placard quand les keufs les avaient serré en tant que clandos. Longue histoire. 130 sur l'autoroute avec mon MTX Honda trafiqué en 175 pour aller chercher mon passeport et revenir le filer au juge avant la fermeture du tribunal !
Beung. D'Ubon....
Sans nous le dire, pour nous remercier de tout cela, Beung nous avait acheté le terrain où on habite aujourd'hui. 400 000 bahts. Au dernier passage du ti din ( le cadastre), ils l'ont évalué à...3 600 000 bahts TTC. Rêve, duj'nou!
Beung est une sacré bosseuse. Les patrons d'ateliers se l'arrachaient malgré son manque de papiers.
Aujourd'hui, elle est patronne, mon pote Dam bosse loin d'elle, dans un autre atelier. Elle revient tous les ans pour arroser la famille et passe nous voir. Sacré Beung! Le meilleur tam bakou de Paname!
Alors les fafs? Comment j'ai fait? Sans backchich, sans prendre une thune, sans tricher, je suis à l'origine, modestement de la régularisation d'un paquet de thais de la région parisienne. Jurisprudence oblige, de toute la France, du monde entier! En fait, le cas de la quarantaine de noichs siamois que j'avais aidé avait fait boule de neige. Faut dire que, à cette époque, Sarko en était encore à sucer les pompes de Balladur et, qu'il n'avait pas Guéant et Hortefeux comme oberschtroumpfurhers!
La suite...

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