PIS Y'A FRIDAAAA
QU'EST BELLE COMME UN SOLEIL
ET QUI M'AIME PAREIL QUE MOI J'AIME FRIDAAAAA
En vrai, il s'appelle Chat. Poupan Chat.
Je l'ai connu d'une façon particulière. Encore à cause des chiens!
Suite à mes pérégrinations canines et, suite aux propos alcoolisés de Vichien, me suis aperçu que le thai...était con! Il connaissait pas le malinois, à part 2 ou 3. Comment me faire de la pub?
Idée de génie : je vais offrir un ou deux chiens à... Au... Au Roi!!!
Je descends à Bkk. Prend un taxi, le driver me prend pour un ouf!
-Au palais du roi, et fissa.
Le mec tergiverse, tente de m'expliquer que je vais me retrouver en taule, ne serait-ce qu'à cause de ma tronche de cake!
Ta gueule, me suis rasé, j'ai pris ma douche annuelle et, chu pas si con, je demande pas à voir le Roi en personne, non?
Le keum se gare à 50 mètres de l'entrée des artistes qui est gardée par des trouffions sur-enfouraillés. Dans le taxi, le mec a les yeux qui lui sortent de la teuté, je change mon short déchiré et mon tee-shirt Chang ( la bière) pour un benne et une chemise propres et repassés amoureusement par Gigi.
Quand j'avais annoncé le PLAN à ma meuf, elle s'était fendu la poire, avait dit : qu'est-ce que je fous avec s't'abruti ? Et dit : fais quand même gaffe à tes conneries!
Me pointe à la lourde du château... Passe tranquilos les premiers bidasses en faction avec leur M 16 et entre dans le poste de garde. Je me répète mais, encore les mecs me matent d'un oeil étonné: Kéki veux le farang gogol?
Je sors mon note book, leur montre tofs et vidéos des chiens et explique mon cas : je veux faire cadeau des meilleurs chiens du monde à sa Majesté!
Les mecs me font poireauter, se marrent devant mes conneries en lao quand arrive un gradé. Doit être de la haute car, tous mes nouveaux potes sont au garde à vous et se retiennent de pisser dans leur culottes.
Le mec est cool, il cause l'english et a appris le français à l'université militaire : bondjour môchieur, oublié de parler la France.
Bref, le mec accepte de me rencarder car, je suis trop, comme disent les djeunes maintenant, trop " space".
Je rappelle le taxi et, le boss lui explique où il doit m'emmener. Le chauffeur a des sueurs froides dans le dos.
Au revoir, merci beaucoup en français dans le texte et, on se dirige vers une autre entrée. Rebelote mais, on nous laisse entrer plus facilement : c'est l'entrée des fournisseurs. Je laisse l'issanois driveur au garage et demande mon chemin. Un employé du castel rigolard m'emmène dans une des dépendances . On entre, il cause à une gonzesse sappée toute en soie. En attendant, je jette un oeil à l'environnement. Pige pas trop : y'a des frigos tout neufs encore emballés. De même, des photocopieuses, des ordinateurs, des brics, des bracs et des brocs... Plus, quelques statues de Bouddah qui ont l'air d'avoir des heures de vol.
Une jeune femme à lunettes, très classe descend les escaliers et m'hellote : Hello! May i help you?
Ben , franch'ment... Devant le canon qui me cause...
Je reprend mes esprits et lui explique , encore, mon histoire. The King loves dogs, je désire lui en donner, en cadeau, quelques uns.
Qu'est-ce que je fous là!
Elle m'explique que le roi n'aime que les chiens thais, qui faut les emmener ici, en cage et, qu'ils les enverront à Pak Chong, à la " thai war dogs army".
C'est tout? Pas un p'tit rencard? Non?
Ben, en fait, je vais les livrer moi-même à leur caserne. J'ai qu'ça a foutre!
Bisous, à la prochaine et, avec tous mes regrets...
Au fait, Miss Universe, c'est quoi tout ces trucs dans le hall?
-Ce sont tous les cadeaux qui sont fait à sa Majesté par son peuple adoré.
Elle me fait un sourire laser qui me congédie d'un : " fais de beaux rêves"...
J'me casse, je rentre au bled.
Entre temps, j'ai retrouvé par hasard Pi Nan et sa meuf Pi Pon.
Deux anciens clandos parisiens, 10 piges de confection sans fafs dans les caves-ateliers. Son frère, Pi Chan a été le premier thai sans papiers régularisé après plusieurs z'années de soi-disant nationalité lao avec demande de statut de réfugié! Aidé par qui? Par macouille et ce fût le premier d'une longue série ( On verra plus tard).
Donc, à Chang Mek, en ballade pour aller cherher du taf et des bédas hors taxe, on nous hèle:
-Zo-èl, Nang! Zo-èl, Nang!
Putain, Pi Nan!!
Il était retourné au bled, Chang Mek car il en avait plein l'cul de serrer, justement, les fesses à chaque képi qui croisait leur route. Et, avec la thune gagnée, sans impots, sale race, il avait monté sur place... Un atelier de confection!
Et alors? Les clebs? Chat?
On discute de tout et de rien, je lui parle des toutous, de Pak Chong... Il connait le responsable de cette armée d'élite du coin, chargée de garder la frontière. C'est un pote à lui. il est, était capitaine.
Allez! À la r'voyure Pi Nan, faut qu'on y aille.
Bien sur, je revois Pi Nan de temps en temps, on a fait ( je fais que ça ici, on dirait!) des fêtes impros, la routine.
Quelques temps plus tard, on voit débouler sur le terrain, un vieux pick-up militaire tout pérave. En descendent des mecs en tenue kakie mais, pas vraiment la tronche de l'emploi. Je pigerai plus tard...
Et Pi Nan.
Celui qui mène la troupe, qui a l'air d'être le boss est massif, une teuté rigolarde et un regard vicelard. Les autres ont l'air de sortir d'une cuite, cheveux longs, assez crades.
Je pigerai plus tard...
Pi Nan fait les présentations, Zoèl et Nang, et Ladies and gentlemen, THE THAI WAR DOG ARMY ET SON CHEF, MISTEUR CHAT!!!
Bon, Chat, il mérite un chapitre entier. Je publie cette daube-ci, je fouille dans mes souvenirs et j'écris la suite :
COLONEL À LA FORCE DU POIGNET .
Et c'est peu d'le dire...
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