dimanche 11 septembre 2011

Samedi : Petite journée.
Au matin, chu sur l'terrain en train de terminer l'électricité pour l'installation des gens de maison... Le palefrenier et la Marie! En fait, c'est la plus vieille de mes belle-soeurs et son keum. Ex-soulards notoires , lao-kao addicts... Y nous ont contacté pour ça: ils bossent sur le terrain, maraichages, pao tan, etc contre la modique somme mensuelle de ?
Rien! Pas un flêche! Juste la bouffe, le jus, les bédas, un litron de temps en temps.
Vive l’esclavage!
Bon, on leur a rien demandé pis, on n'est pas des enculés, z'ont tout le confort à leur façon, (c'est eux qui ont décidé de ce qu'ils avaient besoin) et, on leur file quand même du blé. Et du riz!

J'étais donc tranquille, j'étais peinard à mon ouvrage, dans la merde, dans la boue, avec une échelle qui s'enfonçait dans la gadoue au risque de me faire casser la gueule, avec, comme la pluie s'était arrêtée, toutes les races de leur mère de fourmis qui en profitaient pour sortir faire leur course au Carrefour du coin. Et me bouffer le cul et le reste!.
Salopes!
Gigi m'appelle :
-Y'en a quelqu'un qu'est venu te voir au resto...
Je monte voir, coup d'blues: Toun, un bon pote est là! L'est enfin sorti du placard. Pour une petite histoire de yab' où, comme les autres, il s'est fait enculer par les schmits. C,est le matin, il est devenu sérieux en taule, donc, on a bu un Coke. Pour me remercier de mes visites, de la bouffe et du pognon, il me propose de m'aider ou de l'appeler en cas de lézard. Bon, Biquet, chu pas aller au parloir pour ça, on se soulera la gueule et on ira aux putes un de ces soirs ensemble, c'est largement suffisant.
 Dans la foulée, déboule Apong.... Le frère à Saddam. Il a commandé de la came à Gigi pour sustanter les shaolins du village car, y va tam boum en mémoire des morts de la famille. Comme on est de la famille ( Saddam c'est mon p'tit frèrot!), ils nous invitent. à la cérémonie. Mon cul, j'ai du taf!
 Saddam sera là, alors... Ok, vit'fait, hein? À pusse, Toun, une douche et direction l'ennui. J'abrège, c'est relou






Les shaolins ne sont pas encore là, mais les grenouilles, si!





Z'ont emmené Médor...








On a bouffer les restes des moines, j'ai enquiller au moins un kil de kao nio : Dodo! Cette daube me fait pioncer mieux qu'un somnifère.
Quoi? L'électricité sur le terrain pour les gueux?
S't'aprème, après la méridienne...
Kwouuuuuaaaa encore? La suite de cette merveilleuse aventure?
Plus tard, com' d'hab!

Petite journée.

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