vendredi 9 septembre 2011

  J'attaque en commençant, pour les ceusses qui connaissent pô, par une histoire du fameux bouquin relatant mes aventures.et mon histoire d'amour avec la Thailande.
 Une bafouille du début, un copier-coller, un peu comme si tu prenais le train en marche :

 Et où trouve-t-on la meilleur beuh du monde?
 En Thaïlande...
 


 PRÉLUDE
 


 Quelques années au Danemark, quelques semaines
aux frais de la princesse, en taule... Quelques mois à
l'armée, quelques jours à bosser et, surtout, à
magouiller.
Il était temps de changer d'air.
Doudou, le GRAND Doudou et Riton le...
Riton, quoi! Avaient projeté de faire une virée en
Thaïlande.
Doudou connaissait deja. Faut dire, qu'en ces temps
immoraux, pardon, immémoriaux, un zonard de
Gégenne (Gennevilliers,92), pas baba, pas hippie, pas
communiste, un zonard, le roi des zonard, DOUDOU
avait je ne sais pas pourquoi, décidé de partir à
l'étranger.
Fallait oser.
En Thaïlande. 

 Et il y était retourné plusieurs fois.
Pour ma gueule, c'était le Canada ou l'Australie. Après
une autre soirée de beuverie et de chicha, la Thaïlande
c'est pas loin de l'Australie, ils m'avaient convaincu:
on serait resté un tchimoun chez les noichs, les thaïs,
on aurait descendu des bières et la Malaisie jusqu'en
Indonésie, ils m'auraient lâché à Timor ou chais pas
quoi et, j'aurai pris un bateau jusqu'à la terre promise.
J'avais eu des plans chez les kangourous au
Danemark. Un marocco, Brahim non,Rachid, féru de
ganja, m'avait donné le téléphone de son cousin ou de
sa soeur,qui était grand patron d'une bergerie de 13
million de moutons à Brisbane en Nouvelle-Zélande.
En Australie quoi! 

 Et Jorgen , un danois, qui avait
bossé dans une station-service-épicerie-lavage-bordel-pharmacie
dans le trou du cul de là-bas m'avait
expliqué un autre plan. Six mois de boulot sans
dépenser une thune et, six mois à se la donner... Le
bled s'appellait Alice Saprich Spring. Ou Alice Cooper.
Cela soundait rock and roll. 

 L'aventure avec un grand B. Comme bordel. Lino ventura, 
Steve mac queen (la canonnière du yang tse...), Jean Gabin, 
 Joel DE Sarcelles.
On a réuni nos économies, les petits boulots, les
petites magouilles. Et on a pris nos billets d'avion.
Phillipines-airlines.
En passant, on avait eu des faux Montesquieu (20
keusses) qu'on refourguait un peu partout. Y'a
prescription mais, surtout, sincèrement du fond de
mon âme, je demande pardon à tous ces petites gens
que l'on a niqué avec ces faux biftons.
Mais, pas de remord pour le dernier billet refilé à un
trav du bois de Boulogne qui m'a blindé avec des
crêtes-de-coq... Deux piges à me soigner! 

 Je sortais d'une soulerie avec un pote, chez lui, du côté sud de
"Paname". Red'def, il me raccompagne, se plante et
passe par le bois. Brésiliennes, super sexys et le
dernier Montesquieu dans ma fouille. Je propose une
donation, assortie d'une fellation. Accord de mon
chauffeur, pause-voiture, accostage. La pouliche
accepte la transaction, froisse le bifton et va voir sa
collègue en train d'exploser la tronche d'un vicieux
(comme nous) sur le capot d'une caisse, avec son talon
aiguille. Cela sentait la baston et le marathon à plein
nez. Notre trav quémandant conseil auprès de son
supérieur (1m90 sans les talons aiguilles!), super
blond(e) en jarretelles, celui-ci jette son client à terre
sans omettre de lui refiler un coup de latte en
pourliche, prend les 200 francs et s'exclame:
-Disgraciato!va fa enculo!
Son père était italien, réfugie politique au Braaaziou
( Brésil !)..
-Zé qui ka donné cette merda?
Je m'approche, j'évalue le coup de boule dans les
couilles ou le crachat de Ricard dans ses yeux pour
l'aveugler, avant de tirer mon pote par la ceinture et
de se casser.
-C'est moi!Je sors de l'assedic et on m'a payé en
liquide!
Me rapellant une injure de mon padre, pieds-noir
rital d'origine, je lui sors.
-Ke katso(en gros)va nou fa oune casino?
J'entonne "que bel a causa....." La girafe me dit que
c'est bon pour cette fois,qu'ils repasseront la monnaie
à un autre soulard. Je la prend par la taille, direction
le sous-bois:
-Y'e nai souis pas si conne, démerde toi avec l'autre.
OK! OK! Je le dis à l'ot'trav et à mon pote resté à
vomir dans son coin. J'y vais d'abord.
Appuyé(e)contre un tronc d'arbre, je fourre ce que je
crois sentir. Des miches à l'emporte-pièce, des sousvêtements
comme dans les films, j'ai quand même du
mal, je me tente une sensation du côté clito; merde,
une bite!!! J'étais pourtant au courant, mais cela me
fait un choc! Je débourre en 1/10 de seconde, Pedro-
Pedrinette me sort:
-Pas tousse!
J'ai raqué, je continue!
L'affaire étant réglée,j'appelle mon sauffeur (yé parla
portougueze):
-A toi machin! (une femme, 3 mômes, je ne dirai rien,
pas son mon , même s'il y a prescription).
Il y va,revient aussi sec.
-Si tu dis cela à ma femme, je te tue!
-Keskis'passe?
-C'est des travelots!.
J'ai financé une partie de mon voyage avec des faux biftons
mais, le dernier est passé dans l’cul d’un trav’.
Cela commençait bien.
Un peu plus tard, on a pris l'avion.


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